FLORIAN SAINT-AIMÉ // EXPOSITION VISIONS URBAINES


Né en 1994, il commence sa formation artistique dès le lycée avant de s’orienter vers le design. Il y mêle un travail sur le textile et l’architecture.

 

 

 

Bien qu’inscrit dans une formation dédiée au travail du textile, les œuvres de Florian excèdent de loin ses enjeux. Attaché à une certaine forme de liberté, Florian ne se limite pas à une technique ni à un médium et produit des objets mêlant design, graphisme, architecture, et textile.

Florian dit être interpelé par les systèmes complexes, puissants, gigantesques. Entre autres sujets, il s’inspire par exemple des sciences (difficiles d’accès et au caractère abscond), de la jungle (système organique complexe et impénétrable), et de l’architecture signale (puissante et souvent gigantesque).

 

C’est lors de l’exposition « Magiciens de la Terre : retour sur une exposition légendaire », que germe l’idée de son nouveau projet. Florian découvre dans les salles de Beaubourg les cartographies situationnistes ainsi que d’autres travaux, ancrés dans l’ère du communisme soviétique. Cette forme d’art engagé, traitant de systèmes politiques et sociaux complexes, et envisageant des systèmes de pensée alternatifs, le fascine et l’inspire.

 

Florian parle de son œuvre comme d’un “objet-livre”. C’est le premier de ses projets qui prend cette forme. Celle-ci s’est naturellement imposée à Florian au fur et à mesure de l’avancement de son œuvre, et c’est désormais un format qu’il apprécie et qu’il utilise régulièrement.

Le titre de l’œuvre, écrit en cyrillique sur la couverture, donne le ton : totalitarisme.

L’objet, conçu comme un “parcours graphique”, explore le système totalitaire sous l’angle du graphisme et de l’urbanisme. Quels sont les rapports entre l’architecture et ces systèmes politiques ? La ville garde-t-elle les séquelles de son passé totalitaire ? Essais graphiques, photomontages et échantillons de tissus se côtoient dans l’ouvrage. Le vocabulaire est emprunté à l’esthétique des affiches de propagande russes. Symboles politiques et symboles architecturaux (urbains) se mêlent afin de démontrer l’absurdité de ces systèmes totalitaires.

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