Djamil Imane

Imane Djamil


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internalJe suis née en 1996 à Casablanca, au Maroc, où j’ai grandi avant d’arriver à Paris en 2014.

 

J’ai commencé à m’intéresser à la photographie très jeune, à l’âge de 12 ans, et ai tenu un blog pendant quelques années, que je nourrissais de photographies, d’essais et d’anecdotes tirées de mon quotidien.

En 2011, j’ai commencé à travailler sur une série intitulée Printemps Barbare. Je me préoccupais peu du résultat final, des photographies, ce qui m’importait c’était le processus de diabolisation de mon travail. En effet, j’ai constaté que dès le moment où j’ai commencé à intervenir dans l’espace public marocain – et même s’il s’agissait de produire quelque chose de naïf – mon travail était immédiatement perçu comme un objet de perversion, déclanchant dans la rue un tintamarre prônant les bonnes mœurs.
En 2013, lors d’un projet collaboratif avec l’artiste Rim Battal, j’ai découvert la ville de Tarfaya, figure autour de laquelle j’ai travaillé entre 2013 et 2015 dans un projet intitulé Où s’harmonisent le pin, la frayeur et moi-même.

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Celui-ci prend la forme d’un carnet de bord, un road-poem, ouvert, comme une plaie qui ne peut que s’infecter, subir le temps, avant de devenir matériellement l’objet-carnet de bord. Le carnet de bord dont il est question, Où s’harmonisent le pin, la frayeur et moi-même, commence par une métaphore. Casamar, bâtisse au milieu de l’océan dans la ville de Tarfaya, est un symbole de réconciliation, tout d’abord entre passé et présent (suite à la colonisation du territoire par l’Espagne au 20e siècle, et le Royaume Uni au 19e), mais aussi entre nature et culture. Érigée comme une plaie sur un corps (construction de l’Homme sur la nature), la bâtisse est recouverte par le sel de l’océan et devient une cicatrice apprivoisée par le corps, qui porte désormais une mémoire matérielle, palpable du passé. Tarfaya après le passage séculaire de l’Homme est un corps accidenté.

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La réconciliation passe-t-elle obligatoirement par la violence? Tarfaya existe-t-elle en tant qu”objet-poésie” sans le mouvement emporté, brutal des vagues, lesquelles sont aussi porteuses du sel, seul moyen de recouvrir la plaie? L’océan, paradoxalement, mène Casamar vers sa mort.
Fondé sur ce paradoxe et réalisé entre le Maroc et la Turquie en passant par l’Europe,Où s’harmonisent le pin, la frayeur et moi-même est un autoportrait photographique et poétique implicite, une sorte de mythe de Babel revisité, la tour de la connaissance étant l’adoption de l’empirisme, de l’errance.

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Après une année de travail intensif sur ce projet dans plusieurs pays en Europe, j’entame aujourd’hui ma première année en licence d’arts plastiques à l’université Paris 8, et travaille en parallèle en freelance.

Imane

Rendez-vous en janvier, pour l’exposition « Visions Urbaines » à l’espace des arts sans frontières, où Imane exposera le reste de ses photographies ainsi que les poèmes qui les accompagnent !

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